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La peur de l’université du constructeur bois

La peur de l’université du constructeur bois

Anton Kraler enseigne et fait de la recherche en tant que professeur associé dans le secteur de la construction en bois de l'université d'Innsbruck. L'ancien menuisier n'a jamais perdu de vue la pratique et accompagne des projets innovateurs.

Un entretien à propos d'une meilleure isolation acoustique pour les constructions en bois de plusieurs étages, ainsi qu'un projet de façade révolutionnaire d'assainissement thermique.

Monsieur Kraler, vous avez commencé comme apprenti menuisier et êtes arrivé à l'enseignement à l'université en passant par l'école de maîtres-artisans, l'École technique supérieure et des études d'architecture. Vous y avez intégré la chaire de construction bois nouvellement créée. Comment peut-on s'imaginer votre travail?

Dans notre chaire, nous avons trois priorités : la construction ainsi que la protection contre les incendies et l'isolation acoustique. Mon secteur professionnel est de façon tendancielle l'isolation acoustique, qui exige une étroite collaboration avec les spécialistes de la statique et la planification de l'isolation acoustique au niveau des découplages et des moyens de liaison. Mais j'interviens maintenant aussi de plus en plus souvent dans le secteur de la protection contre les incendies.

Votre thèse traitait de "L’étanchéité à l ‘air et isolation acoustique dans la construction de maisons en bois". Quelles en ont été les conclusions ?

La thèse traitait de mesures visant à augmenter la qualité en relation avec l’étanchéité à l’air et l'isolation acoustique, parce que ce sont les secteurs dans lesquels surviennent le plus d'irrégularités, mais pour lesquels il n'existait à l'époque encore quasiment pas de recherche. Nous avons examiné plusieurs maisons, habitées depuis plusieurs années déjà, et contrôlé l’étanchéité à l'air et l'isolation acoustique. La raison concrète en était la première construction en bois à quatre étages au numéro 57 de la Schützenstraße à Innsbruck, la capitale du Land du Tyrol, qui était imminente. Le plus passionnant était que la construction de la toiture du bâtiment ne présentait que 34 centimètres d'épais-seur et que nous avons dû essayer de former les couches de composants de manière à répondre aux critères d'isolation acoustique élevés en Autriche. Ce fut un véritable défi et a déclenché toute une série d'examens. La construction en bois de plusieurs étages avait simplement une très mauvaise réputation en matière d'acoustique. Pourquoi est-ce que le bois était aussi mal noté ? Le problème était que l'on utilisait toujours les mêmes matériaux et couches que pour une construction en béton. Il est cependant évident que ce n'est pas possible si je ne dispose que d'un cinquième du poids. De nos jours, ce que nous avons trouvé il y a dix ans est maintenant devenu un standard. Par exemple le fait d'utiliser un remblai de graviers et non plus un remblai isolant.

À quel point votre travail est-il tourné vers la pratique ?

J'ai surtout beaucoup travaillé de manière expérimentale au cours des dernières années. Au début, nous avons dû faire oublier aux entreprises de construction bois leur peur de l'université. Nous avons dans le secteur de la construction en bois plutôt des petites ou moyennes structures, qui ont évolué lentement, au lieu de grandes exploitations industrielles.

Pour faire passer le message que les idées des constructeurs bois sont très importantes pour nous au niveau de la recherche, nous avons dû rendre visite à de nombreuses exploitations, réseaux ou écoles.

 

Toute l'interview: ISOCELLER 01/17



LA FORCE SE TROUVE AU CENTRE 1

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„Si l'isolation est bonne, la technique n'a plus d'importance.“ 1

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Chose promise, chose faite ! 1

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